Aucun message portant le libellé écriture. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé écriture. Afficher tous les messages

mercredi 21 septembre 2016

Marathon d'écriture

Le Marathon d’écriture de Québec est un événement drôlement inspirant qui va avoir lieu le 1er octobre au Domaine Maizerets de Québec. À partir de 13 h, les participants auront 12 heures pour écrire une nouvelle littéraire dans le cadre d'un concours d'écriture. Au-delà de la contrainte de temps, les marathoniens devront aussi respecter un thème qui sera dévoilé sur place.



Ainsi, les curieux pourront voir les participants installer à différents endroits du domaine en plein travail de formation. Ce sera aussi l'occasion de rencontrés six auteurs professionnels qui partageront des confidences d'écriture. Cette année, comme la thématique sera plus noire, les auteurs invités ont tous trempés leur plume dans le polar et/ou le fantastique noir. J'ai la chance de faire partie de ces confidenciers avec mes collègues Dominic Bellavance, Pascal Raud, Jacques Côté, Frédéric Raymond et, bien sûr, Catherine Sylvestre (Francine Pelletier), la marraine de l'événement.

La présentations d'auteurs sont ouvertes à tous tout à fait gratuitement. Si vous voulez participer au concours : vous pouvez vous inscrire en contactant les Éditions L'Hybride : 418-558-8361 ou ecritureqc.com. Café, thé et nourriture seront servis à volonté.

mercredi 20 juillet 2016

Prochaine parution

Avec mon lancement d'entreprise, je délaisse un peu ce blogue. En attendant de revenir avec des textes plus consistants, voici une petite nouvelle.

Le cri des fillettes mortes, la nouvelle gagnante du Prix Alibis 2016 va paraître dans quelque semaine dans le numéro 59 de la revue. En primeur, voici la magnifique couverture de ce numéro :


Me retrouver dans le même sommaire que Margaret Atwood, je ne l'aurais jamais cru. Je serai aussi accompagné de deux auteurs que j'apprécie : Yves-Daniel Crouzet et Rick Mofina. J'ai bien hâte de les lire.

mardi 14 juin 2016

Choisir son éditeur

Lorsque je parle avec de jeunes auteurs, il n’est pas rare qu’ils me disent qu’ils ont envoyé leur manuscrit à dix éditeurs différents. Je comprends la logique derrière ce choix : le but est de gagner du temps et de maximiser ses chances de réussite. Par contre, je ne crois pas à la pertinence de cette façon de faire… à moins que l’auteur ne connaisse bien la production des dix éditeurs en question et qu’il ait envie de travailler avec chacun d’entre eux. Car, au risque de choquer certains, non tous les éditeurs ne se valent pas. 



Certains se spécialisent dans un domaine précis. Si vous leur envoyez un excellent manuscrit dans un autre genre, ils vont automatiquement le refuser. Vous leur faites ainsi perdre leur temps en plus du vôtre.  Il y a aussi des éditeurs qui ont une approche qui ne vous rejoint pas. Petit conseil, commencez par lire certains livres de la production d’un éditeur avant de l’approcher. Si vous n’aimez pas ce qu’il fait comme travail, ne lui soumettez pas votre livre. En effet, le travail avec le directeur littéraire est essentiel à la réussite d’un livre. Si sa vision ne rejoint pas la vôtre, les résultats vont s’en ressentir et, au final, c’est votre nom qui sera écrit sur la couverture du livre. Assurez-vous d’être fiers de ce qu’il y a dedans. Sans compter que c'est beaucoup plus facile de faire confiance en quelqu'un dont on reconnait les capacités professionnelles.

Il y a aussi des éditeurs qui sont tout simplement… médiocres. Comment les identifier? Encore une fois, lisez ce que fait un éditeur avant de publier chez lui (si vous devez retenir un point de cet article, c'est celui-ci). Vous pouvez aussi faire une recherche en ligne pour voir s’il y a de la controverse autour de cet éditeur (par exemple s’il adopte certaines pratiques douteuses comme celles qui ont été soulevées par un reportage de l’émission Enquête ce printemps).

mardi 17 mai 2016

Immersion musicale

Je n’ai jamais – ou presque – écrit avec de la musique. Je préfère habituellement le silence. Seulement, avec mes nouvelles activités professionnelles (j’en reparlerai) qui me permettent de travailler à la maison, je me suis retrouvé avec un problème : j’écris de la fiction sur le même ordinateur, assis au même bureau que pour réaliser mes tâches, comment dire, plus lucratives…

Pour changer d’état d’esprit entre de la rédaction professionnelle (et, en ce moment, de l’écriture de plan d’affaires) et la rédaction de romans ou de nouvelles, j’ai décidé de tenter l’immersion musicale.

Je me suis créé une liste de lecture pour aller avec le projet en cours. Il s’agit d’un roman que, faute de mieux, je qualifierais de cyberpunk. Eh oui, je vais me mouiller les pieds du côté de la science-fiction et sans touche d’horreur cette fois… mais avec une forte intrigue policière. En fait, je le vois surtout comme un roman policier dans un cadre futuriste. Je m’arrête ici, j’aurais bien une autre occasion de parler de ce projet.

Revenons plutôt à la liste de lecture : j’ai mélangé la bande sonore de Blade Runner (les classiques demeurent les classiques, surtout qu’il s’agit de mon film culte), d’Inception (le film qui m’a marqué le plus dans les dernières années, car il vient jouer dans ce que j’appelle « mes bibittes » et de The Crow : City of Angels (le film est ordinaire, mais j’adore la musique). Pour le moment, ça va très bien. Même que lorsque je suis en voiture et que je réfléchis à ce projet, j’ai pris l’habitude de lancer ma liste de lecture et je reviens presque aussitôt dans le bon état d’esprit.





Est-ce une technique que vous utiliser? Composez-vous une liste de lecture pour chaque projet ou avez-vous des albums qui vous accompagnent d’un livre à l’autre?

Pour mon projet suivant, un roman d’horreur, j’ai déjà commencé à réfléchir à mon accompagnement musical…

vendredi 15 avril 2016

Cri de joie

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis l'heureux récipiendaire du prix Alibis qui a été remis hier soir (le 14 avril) au Salon international du livre de Québec. Ce prix est vraiment spécial pour moi, car j'étais un des collaborateurs de la revue lors de la sortie du premier numéro. Et je me souviens que je m'étais dit qu'un jour, je souhaitais être du sommaire d'Alibis. J'ai atteint cet objectif en 2011 avec la nouvelle Du viol comme d'une solution au mal de vivre.



À ce moment, jamais je n'aurais cru que je gagnerais un jour le prix Alibis. En effet, en regardant la liste des gagnants des dernières années, je me suis rendu compte que la plupart des récipiendaires du prix sont des auteurs de grands talents. En fait, j'ai plusieurs livres de la plupart d'entre eux à commencer par le dernier gagnant Camille Bouchard (je ne nommerai pas tous les autres ici, faites vos recherches si vous ne les connaissez pas).

Je suis arrivé assez tard au polar. À la base je suis plutôt un lecteur d'histoire fantastique, alors c'est tout naturellement que je me suis adonné à ce genre littéraire. Par contre, mon père était un enquêteur à la Sûreté du Québec et un grand lecteur de romans policiers. Avec les années, j'ai commencé à m'intéresser à ce qu'il lisait. On en est venu à parler d'écrire un roman policier ensemble. Seulement, fin 2003, on a appris qu'il avait le cancer. Malgré tout, on espérait avoir le temps de concrétiser notre projet, mais à force de le remettre à plus tard, on n'a jamais écrit la moindre ligne. J'ai bien enregistré quelques conversations lors desquelles il me parle de la vie de policier… mais je n'ai jamais osé les écouter depuis sa mort. Cela pourrait changer puisqu'un projet de roman policier prend de plus en plus de place dans mon esprit et que j'aurais bien besoin d'un guide pour l'écrire. Je ne sais pas si je peux vraiment affirmer que d'écrire dans ce genre que mon père aimait tant et une façon de réaliser notre projet, mais je peux confirmer que lors de l'écriture de ma nouvelle primée (Le Cri des fillettes mortes), j'avais l'impression d'être plus proche de mon père.

Pour parler un peu du texte, Le Cri des fillettes mortes est une nouvelle noire avec une enquête, mais sans policier. Je m'étais lancé un défi d'écriture : donner les rôles principaux à des femmes puisque la plupart de mes histoires mettent en scène des hommes. L'idée de départ m'est venue en écoutant une émission de radio où un intervenant parlait des effets de la musique chez les gens qui souffraient d'Alzheimer. Aussitôt, j'ai eu une idée : un vieil homme sénile, perdu dans son monde intérieur, qui, en entendant une chanson des Beatles, se met à réagir et à parler des cris des fillettes mortes qui le hantent. La jeune préposée qui entend son discours décide d'enquêter pour mettre à jour le troublant secret de son patient. Pour connaître le résultat, vous n'avez qu'à faire preuve d'un peu de patience et attendre la sortie du numéro d'été d'Alibis (le numéro 59).

Pour revenir à la remise des prix, j'ai eu la chance e vivre l'événement avec ma famille proche. Ma femme, ma mère et mes trois enfants étaient présents. Les petits étaient contents que papa gagne un prix, mais surtout impressionnés de voir le trophée (l'Alibis de béton) que j'ai reçu. Une œuvre de l'artiste Bernard Duchesne.

Le mot de la fin : je suis honoré que mon texte ait été choisi par les membres du jury et ça me donne envie de continuer à tremper ma plume dans le noir.

jeudi 10 mars 2016

Du conte à l'écriture

Je ne perdrai pas de temps à défoncer des portes ouvertes avec de grandes généralités du type : aucun écrivain n'est parfait. On a tous nos tics, nos défauts, nos faiblesses (et aussi nos qualités, faut pas l'oublier, hein!). Ce qui est difficile, c'est de trouver la façon de palier à nos points faibles pour passer à l'étape suivante (eh oui, il y a toujours une étape suivante). Toutefois, je me rends compte que la plupart du temps ces apprentissages me viennent d'autres disciplines que de l'écriture. Par exemple, certaines de mes forces (et certains de mes tics) proviennent de mes années de journalisme, une activité connexe, mais différente de l'écriture de fiction.

Tout ça pour dire que lors de mon atelier sur le conte au mois de février, j'ai frappé par une révélation. Mais avant d'y venir, je vais raconter un peu l'atelier. Après différentes activités sur la voix et le corps, on devait offrir une prestation qui avait pour but d'identifier les points à travailler (dans la gestuelle, la voix, mais aussi dans le récit proprement dit). C'était l'occasion pour l'animatrice de donner des conseils, de faire des commentaires, mais aussi de proposer des exercices. Un des commentaires qui m'a marqué, c'est que je refusais de montrer ma vulnérabilité, ce qui coupait toute une partie de l'émotion que je pouvais partager avec le public. Cela m'a amené à me questionner et à admettre qu'en effet, c'est un trait de ma personnalité. J'ai tendance, lorsque cela devient trop émotif à changer de sujet ou à faire une blague pour changer d'atmosphère. Je suis ouvert à parler de tout, mais je m'arrange pour ne jamais aller en profondeur.

À partir de là, je me suis rendu compte que cela avait un impact dans mon écriture aussi. Un de mes défauts, c'est de ne pas aller assez loin dans les émotions de mes personnages (surtout dans des textes plus long). On me l'avait déjà dit, avec d'autres mots, d'autres explications. Mais, pour être franc, je ne comprenais pas vraiment ce que les gens tentaient de me faire comprendre. Je croyais que oui, mais ce n'était pas le cas.

Est-ce que je vais être capable d'appliquer cet apprentissage dans mes prochains textes? Je l'ignore. Mais au moins, je sais maintenant sur quoi je dois travailler et je crois qu'au final, cela fera de moi un meilleur auteur, un meilleur conteur et, qui sait, un meilleur humain.

En passant...

Au fait, je sais que certains lecteurs se posent la question, ma deuxième audition pour participer à une soirée de contes organisée par Les Ami.e.s imaginaires dans le cadre du Festival de contes et menteries aura lieu le 14 mars (donc lundi). Ne soyez pas gêné de m'envoyer des ondes positives.

lundi 22 février 2016

Prochaines activités

Il reste encore plusieurs choses à confirmer, mais je commence à avoir une idée de mon printemps littéraire.

Le week-end prochain, je vais participer à un atelier de conte avec Geneviève Marier sur L'Esprit du jeu dans le corps et la voix. Je vais aussi présenter du nouveau matériel dans les prochaines rencontres du Cercle des conteurs de Québec. Je pensais descendre à Trois-Rivières vendredi dernier pour présenter un conte érotique dans le cadre d'une soirée de contes coquins, mais comme j'étais malade, j'ai annulé à la dernière minute. Ce n'est que partie remise. Et je devrais avoir une deuxième audition pour un spectacle de contes bientôt.

Je serai présent au 28e Salon du livre de Trois-Rivières du vendredi 18 au dimanche 20 mars. On peut me rencontrer au kiosque des éditions les 6 brumes le vendredi de 19 h à 21 h, le samedi de 10 h à midi, de 15 h à 16 h et de 19 h à 21 h et le dimanche de 10 h à midi. Je devais aussi faire un tour à d'autres moments. J'aurai des exemplaires de mon recueil de contes Faits divers et autres curiosités en plus de présenter L'Arracheur de rêves.

On connait maintenant la programmation du Congrès Boréal qui a lieu cette année à Mont-Laurier. On va y retrouver des visages familiers, mais aussi de nombreux auteurs qui n'ont pas l'habitude d'être présents à l'événement. De mon côté, je vais y offrir une prestation dans le cadre d'une soirée de contes animée par Les conteurs de la Lièvre. Le tout aura lieu le vendredi 20 mai entre 19 h et 22 h au Bar Foyer. Plus d'informations sur la programmation ici.

lundi 14 décembre 2015

Voir son histoire prendre vie

Ce week-end, j’ai vécu une expérience extraordinaire en voyant littéralement mes personnages et mon histoire prendre vie. En effet, samedi et dimanche j’ai participé au tournage d’un film intitulé Priez pour nous. Ce court-métrage est tiré d’un scénario original que j’ai écrit lors de mes études en création littéraire (il y a une dizaine d’années maintenant). Je ne parlerai pas de l’histoire en tant que telle, après tout je ne veux pas vendre la mèche avant la sortie le 16 janvier dans le cadre de l’événement du collectif La vie est belle sur le thème de la foi. Pour ceux qui aimeraient y assister, les projections (car il y aura plusieurs films ce soir-là) commenceront à 20 h au Bateau de nuit (275, rue Saint-Jean à Québec).

Ce que je peux dire c’est que le film est réalisé par Marc Thibault et Luca Albanese. Outre mon rôle de scénariste, j’y ai aussi le chapeau de comédien (bon, vu mes talents le mot est probablement trop fort, mais j’y interprète un rôle muet).

L’expérience est particulière. D’entendre mes répliques dans la bouche de comédiens talentueux a un aspect surréaliste. Disons que les meilleurs moments (les scènes qui lèvent vraiment) ont un côté magique. Cela permet aussi de voir les répliques plus faibles (surtout que lors d’un tournage ont réentend les mêmes phrases encore et encore).

Si je ne peux parler du film en tant que tel, je peux vous narrer le récit qui a mené à cette collaboration. Un peu avant l’Halloween, j’ai participé à une émission de radio sur les ondes de CKRL sur le thème de l’horreur et Marc faisait aussi partie des invités. Après l’émission on a pris contact et au fil des discussions ont s’est découvert plusieurs affinités. En voyant sa série d’horreur peurchronique.com, je me suis rappelé un scénario que j’avais écrit à l’université qui s’insérerait bien dans cet univers. Je lui ai fait lire et il a bien aimé. Mieux encore, pour le collectif La vie est belle, il devait remettre un film le 16 janvier sur le thème de la foi, une coréalisation avec Luca, et mon histoire touchait directement ce thème. Il a donc fait lire le texte à Luca qui a sauté dans l’aventure. Trois semaines plus tard, on se retrouvait dans un appartement de la Basse-ville de Québec pour effectuer le tournage sur deux jours. Des moments inoubliables dont je pourrai vous revenir plus en détail après la projection de l’œuvre.


J’ai une liste de rêves ou d’objectifs (appelez ça comme vous le voulez) depuis des années. Dans cette liste, il y avait de publier une nouvelle (réalisé en 1998), de publier un roman (réalisé en 2004) et d’écrire un scénario de film… Il y a aussi d’autres éléments (dont plusieurs non réalisés), mais je ne compte pas en parler ici, histoire de ne pas ajouter de pression inutile en partageant l’information. Je peux seulement dire que j’aimerais beaucoup écrire un scénario de BD (s’il y a des dessinateurs dans la salle, manifestez-vous) et que je compte bien remettre ça du côté du cinéma (la piqûre s’attrape vite). Seulement la prochaine fois, je vais penser m’écrire soit un rôle qui parle (pas très longtemps), soit un cameo qui ne fait que passer, parce que c’est plus dur qu’on le pense rester immobile sans parler ;)

lundi 30 novembre 2015

Dernière chance de précommander Écorché

La prévente d'Écorché, le petit dernier de la Maison des viscères, se termine aujourd'hui. Ce livre comprends trois nouvelles écrites par les auteurs d'Agonies publié chez le même éditeur (Jonathan Reynolds, Ariane Gélinas et moi-même), le tout présenté sous une magnifique couverture de Mary Khaos. D'ailleurs, en participant à la prévente, vous avez droit à une copie numérique d'Agonies. Si vous ne l'avez pas encore lu, c'est une belle occasion de le faire.

La version numérique est prête, alors si vous optez pour ce format, vous pourrez commencer à lire votre livre aujourd'hui, sinon la version papier devrait sortir des presses dans les prochains jours. Je n'ai pas encore lu les textes de mes collègues, mais ce sont deux valeurs sûres pour les amateurs de littérature horrifique.

Pour vous donner un avant-goût, vous pouvez lire des extraits du livre ici.

Sinon, la prévente, c'est par .

mercredi 18 novembre 2015

Ce n'est pas un conte de fées

Puisque la prévente d'Écorché est déjà amorcée, j'ai pensé que ce serait une bonne idée de partager quelques réflexions sur mon texte Ce n'est pas un conte de fées qui sera publié dans cette anthologie à La Maison des viscères.

Le titre Ce n’est pas un conte de fées est à la fois une mise en garde au lecteur pour lui dire que ce texte ne fait pas dans la dentelle, un avant-goût de son propos, mais aussi un clin d’œil sur mes débuts en littérature.

L’idée de cette histoire a commencé à germer il y a longtemps, pourtant j’étais incapable de trouver l’angle pour l’aborder. Je me souviens qu'au cours de mes études, j’avais été marqué par La psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim, surtout lorsqu’il traitait (je parle ici de mémoire) de l’importance des contes traditionnels dans le développement de la morale. Cette image est très importante dans mon histoire. C’est quand j’ai mêlé ce concept avec l’idée de traitement des tueurs en série que le récit a vraiment pris forme.

Ça peut sembler bizarre, puisque je collabore pour la deuxième fois avec La Maison des viscères, mais je ne suis pas un grand amateur de gore. En fait, si j’apprécie l’horreur plus graphique, c’est seulement lorsque l’histoire le commande. Du sang pour du sang, ça a tendance à m’ennuyer. Dans ce texte, je suis allé plus loin que je ne l’ai jamais fait (d’ailleurs, ma conjointe qui me suit dans toutes mes aventures littéraires refuse de relire ce texte; si elle en apprécie les qualités, elle m’assure que pour la première fois j’ai dépassé ses limites), mais je crois que l’histoire le justifie amplement.

On peut participer à la prévente ici

samedi 14 novembre 2015

Prévente Écorché

La prévente d'Écorché a été lancée hier. C'est l'occasion de lire Ce n'est pas un conte de fée, ma nouvelle au sommaire. Fait intéressant, on retrouve les mêmes auteurs que dans l'anthologie Agonies chez le même éditeur (La maison des viscères). Jonathan Reynolds revient donc avec Rydia avec un L et Ariane Gélinas avec La frontière dorée. Avertissement : âmes sensibles d'abstenir, mes collègues et moi avions le défi d'aller encore plus loin que dans Agonies...

Pour participer à la prévente, c'est ici.

mercredi 11 novembre 2015

La relation d'un écrivain et de son texte

Tout d’abord, il y na le coup de foudre. Les idées s’accumulent et commencent à former un tout cohérent. L’histoire – ou du moins ce qu’elle vous inspire – prend des accents de perfection. Vous tenez sinon un chef d’œuvre, au moins un texte marquant, percutant.

Commence alors l’écriture proprement dite. Dans les premiers temps, la confrontation avec la réalité peut créer le doute et parfois même la désillusion. On dirait que les mots ne réussissent pas à traduire les images qui vous hantent.

Un certain rythme s’installe, l’écriture s’emballe. Après les premiers tâtonnements laborieux, on dirait que l’histoire se développe toute seule, qu’elle prend vie. Pour moi, c’est un moment magique.
Puis arrivent la relecture, la réécriture et la correction. On se rend compte que les moments magiques comportent leur lot de maladresse et de tic d’écriture et que le texte n’est pas aussi précis que dans notre tête. On se met à chercher les faiblesses dans l’histoire, les imperfections dans l’écriture. On joue avec les mots, les virgules. On doute et même que, par moment, on développe une relation amour-haine avec le texte.

Après les révisions, on se rend compte que la plupart des irritants ont disparu, commence alors la réconciliation jusqu’à ce qu’on soumette son texte.

Et, quand on a la chance de travailler avec un directeur littéraire compétent, commence une autre ronde de correction et, dans le meilleur des cas, à la fin on se rend compte qu’on a un texte qui s’approche de l’image mentale qu’on s’en était faite. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais on peut en être fier.

Tout ça pour dire que je viens de terminer un premier jet. Je vais me laisser porter par la magie quelques jours (semaines?) avant d’amorcer la réécriture. Je n’ai pas encore envie de me chicaner avec ce texte-là.


mercredi 21 octobre 2015

Le mystère des titres

S’il y a une partie du travail de création qui, pour moi, a conservé son côté presque mystique, c’est bien le titre. Alors que c’est possible de s’asseoir et de travailler à peu près toutes les phases de la création d’une histoire, le titre a toujours échappé à ce processus pour moi. La plupart du temps, je le trouve dès la naissance du projet… quand ce n’est pas le cas, je peux ramer aussi longtemps que je le veux, il va finir par se pointer quand il le voudra bien.

Je suis en train d’apporter les dernières corrections sur un livre que j’ai amorcé il y a un an et ce n’est qu’hier soir (alors qu’il ne me reste que quelques heures de travail à effectuer) que le titre s’est imposé : La mémoire charcutée.

Les deux prochains projets qui m’intéressent ont déjà leur titre (alors que dans un des cas je n’ai pas écrit une ligne) : Comme le goût d’un souvenir qui meurt sur la langue (une nouvelle) et La beauté des corps mutilés (un roman).

Ce qui est merveilleux à mon sens, c'est qu'une fois que le titre a été trouvé, c'est comme s'il avait toujours fait partie de l'oeuvre. Je ne pourrais imaginer l'histoire sans.

mercredi 14 octobre 2015

Une deuxième vie pour L'Arracheur de rêves

C'est samedi dernier, le 10 octobre, qu'a eu lieu le lancement de la réédition de L'Arracheur de rêves. J'ai vu le livre pour la première fois ce soir-là et je dois dire que je suis très heureux du résultat. La superbe couverture d'Émilie Léger donne bien le ton de ce recueil de nouvelles. D'ailleurs, ça me donne envie d'écrire un billet sur les illustrateurs avec qui j'ai travaillé (mais ce sera pour une autre fois). J'ai bien hâte de voir la réaction des gens, particulièrement pour la novella ou le court roman inédit qui a été ajouté, Dans ses pas. Cette histoire est une première incursion dans un univers que je porte depuis longtemps et que je devrais finir par mettre sur papier un jour. Disons que si la réaction est bonne, ça risque de me donner un certain élan.

Un livre, trois éditions.


C'était mon premier lancement collectif à L'Amère à boire et j'ai passé une excellente soirée. Je n'ai pas parlé à la moitié des gens avec qui j'aurais aimé le faire (et je n'ai pas pu parler autant que je l'aurais voulu avec les personnes avec qui j'ai discuté), par contre je me suis fait beaucoup de plaisir et je suis revenu chargé à bloc pour compléter mes nouveaux projets.

Autre week-end chargé

Vendredi soir, le 16 octobre, je serai à Sherbrooke pour le Salon du livre de l'Estrie. Je serai en séance de dédicaces à la table des 6 brumes (stand 409) de 19 h à 21 h. Je serai également en poste le lendemain de 13 h à 16 h et de 19 h à 21 h. N'hésitez pas à passer me dire un petit coucou.

Le dimanche, je serai au Centre des congrès de Québec pour le Comiccon. Vous pourrez me voir à la table des 6 brumes et de la Maison des viscères en compagnie des mes collègues Frédéric Raymond, Jonathan Reynolds et Dominic Bellavance. Ben du fun en perspective.

mercredi 7 octobre 2015

On se voit le 10 octobre?

C'est ce samedi qu'aura lieu le lancement automnale des littératures de l'imaginaire à L'amère à boire (2049, rue Saint-Denis à Montréal). Ce soir-là, vous pourrez découvrir le plus récent numéro de la revue Brins d'éternité, le petit dernier de Clair/Obscur et aussi les parutions automnales des éditions Les 6 brumes (l'intégrale d'Alégracia, ainsi que les rééditions d'Au rendez-vous des courtisans glacés et de L'Arracheur de rêves).



De mon côté, je vais assurément y être puisque je vais y lancer la réédition de mon livre L'Arracheur de rêves (et de la novella inédite Dans ses pas qui est incluse dans ce volume) et que j'ai un texte, La thérapie, dans Clair/Obscur.

Sinon, comme l'éditeur vient de diffuser la nouvelle, je peux annoncer que je vais avoir une autre publication cet automne, la nouvelle Ce n'est pas un conte de fées dans l'anthologie Écorché. Quatre ans plus tard, les trois auteurs d'Agonies (mes collègues Jonathan Reynolds et Ariane Gélinas ainsi que moi-même) sont de retour avec de nouveaux cauchemars à La maison des viscères. Je dois dire que j'aime particulièrement la couverture. Je crois que ma nouvelle dans ce collectif est ce que j'ai écrit de plus gore (remarquez que Dans ses pas ne fait pas tout à fait dans la dentelle non plus). J'ai bien hâte d'entendre vos réactions.


Pour ceux qui ne pourront être sur place le 10 octobre, je vais aussi être au Salon du livre de l'Estrie le vendredi 16 octobre de 19 h à 21 h au stand 409 et le lendemain de 13 h à 16 h et de 19 h à 21 h au même endroit. Je serai aussi au Comic Con de Québec le dimanche 18 octobre à la table des 6 brumes et de La Maison des Viscères.

jeudi 24 septembre 2015

Dompter le doute

Lorsque j'écris, particulièrement lors de la réécriture, je vois mon travail comme celui d'un équilibriste. D'un côté, je dois douter de tout ce que je fais, tout remettre en question, afin de trouver la meilleure façon de raconter l'histoire. Et de l'autre, je dois empêcher le doute de me ronger complètement, ce qui m'empêcherait d'avancer.

Cet équilibre complexe m'a toujours fasciné. L'impression de vertige qui me prends parfois, qui donne envie de tout abandonner, puis, l'instant d'après, je parviens à dompter le doute et à jeter un regard critique sur mon texte et à l'amener à un autre niveau.

Tout ça pour dire que je suis en pleine période de réécriture et que le texte est vraiment en train de prendre plus de consistance.

dimanche 13 septembre 2015

Nouvelle parution

Non, je n'écris pas sous le nom de plume de Michèle Laframboise, pourtant ma dernière parution est liée à son roman, L'Écologie d'Odi.



En effet, à la fin du livre, il y a un petit concours. Les gens peuvent aller sur un site Web et s'ils identifient correctement les trois symboles cachés dans le bouquin (ce n'est pas trop dur), ils auront accès à ma nouvelle Tueur de clowns, une petite incursion de ma part dans l'univers partagé des Clowns vengeurs créé par Michel J. Lévesque. 

Je n'ai pas encore eu mon exemplaire de L'Écologie d'Odi (ça ne devrait pas tarder), alors je ne peux parler du contenu du livre, par contre j'ai pu le feuilleté (merci Marie Laporte) et j'ai pu apprécier les changements. L'image de couverture a un ton plus noir, plus adulte. De plus la collection a changé de format avec des livres deux fois plus long. J'ai bien hâte de lire le résultat.

vendredi 21 août 2015

Repartir la machine

Ça fait maintenant deux mois que je suis au Québec et j'ai écrit un grand total de... 0 mot. Pas que les idées manquent (je suis arrivé du Yukon avec des chemises pleines de notes pour différents projets donc trois romans dont le premier jet est terminé). Le problème vient plutôt du fait qu'un papa-à-temps-plein-de-trois-enfants-à-la-maison/chercheur d'emploi, ça manque de temps. Vivement la rentrée des classes.

Je n'ai quand même pas été inactif dans les deux dernières semaines. J'ai arrangé mon bureau et commencé à disséquer le premier jet d'un roman afin d'aborder le deuxième jet. J'aime bien, après un premier jet écrit de façon plus intuitive, repasser dans mon manuscrit avec un regard neuf et passer par les différentes étapes de l'échafaudage mis en place par Eric Gauthier. Je crée alors des fiches de personnages, de lieu, mais surtout je repasse dans la chronologie et dans la structure de l'histoire pour m'assurer que tout est cohérent et efficace. Cela me permet de reprendre la prochaine version avec plus d'outils et de savoir exactement ce que je veux/dois faire.

Mais bon, les gars ne reprennent pas l'école avant le 2 septembre, alors je vais tenter de grignoter des heures ici et là pour terminer cette étape avant le début septembre pour entreprendre la réécriture dès la rentrée des classes.

L'avenir nous dira s'il ne s'agit que d'un souhait utopique...

mardi 18 août 2015

Quelques activités littéraires cet automne

En ce moment, je dois admettre que le Yukon me manque un peu (beaucoup), par contre cet automne je vais redécouvrir une des joies du Québec : les salons du livre et les activités littéraires.

Il va assurément y avoir un (ou deux) lancements pour L'Arracheur de rêves vers le mois d'octobre, mais comme le projet en est encore à un état embryonnaire, je vais y revenir plus tard.

Ce que je peux confirmer, c'est que je vais être au Salon du livre de l'Estrie au moins le vendredi 16 octobre et le samedi 17 octobre, alors que je vais être au ComicCon de Québec le dimanche 18 octobre (grosse fin de semaine en perspective).

Je vais aussi participer au Geekfest à Montréal les 7 et 8 novembre. J'aurai avec moi des exemplaires de L'Arracheur de rêves (qui, outre la réédition du livre du même nom, comprend un court roman inédit, Dans ses pas) et même de mon recueil de contes Faits divers et autres curiosités que je n'ai pas encore eu l'occasion de présenter au Québec.

mercredi 5 août 2015

La couverture de mon livre

Je suis bien content de pouvoir vous présenter la couverture de mon prochain livre, la réédition de L'Arracheur de rêves.


L'illustration est d'Émilie Léger, une de mes artistes préférés et je trouve qu'elle rend très bien l'ambiance du livre. À noter que celui-ci sera disponible au mois d'octobre.

Pour en savoir davantage : http://www.sixbrumes.com/catalogue/larracheur-de-reves-pierre-luc-lafrance-recueil-nouvelles-fantastiques/