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mardi 10 novembre 2015

L’Arracheur de rêves sera bientôt offert aux lecteurs

Sherbrooke, 10 novembre 2015 – De retour du Yukon, où il a occupé le poste de directeur du journal francophone L’Aurore boréale pendant deux ans, Pierre-Luc Lafrance vient de publier un nouveau livre aux éditions Les Six Brumes, L’Arracheur de rêves. Il s’agit d’une réédition revue et augmentée d'un recueil de nouvelles fantastiques paru aux défuntes éditions de la Veuve noire en 2008, une lecture idéale en ce mois des morts.

Détenteur d’une maîtrise en création littéraire à l’Université Laval, celui qui est à la fois écrivain, journaliste et conteur est revenu cet été à Québec, sa ville natale. D’ailleurs, la capitale provinciale occupe une grande place dans ce récit fantastique aux tonalités horrifiques. On y découvre l’histoire de Marc-Antoine, un jeune homme qui, depuis qu’il a emménagé dans son nouvel appartement, fait des rêves bizarres où il devient quelqu’un d’autre : un voyageur qui parcourt le monde afin de traquer un mystérieux inconnu, un écrivain qui tente de tuer le détective récurrent de ses romans policiers, une femme qui tombe amoureuse d’un personnage de roman à l’eau de rose, une Américaine qui va rencontrer le fantôme de son mari dans une chambre du Château Frontenac, un homme obsédé par la ville de Berlin, autant d’incarnations fantasmagoriques à la frontière de la réalité.

Mais qu’est-ce qui cause ces rêves? Le fantôme de la femme morte dans cet appartement un mois plus tôt? Le propriétaire qui apparaît dans chacun des rêves? Le voisin qui refuse de dormir de peur de se transformer en monstre?

Une version augmentée

Cette nouvelle édition a été bonifiée avec l’ajout d’un court roman inédit, Dans ses pas. Cette histoire qui mêle fantastique, policier et horreur nous mène sur les pas d’un homme qui se découvre un don. Lorsqu’il marche dans les pas d'une autre personne, il a accès aux pensées qu’elle a eues lorsqu’elle marchait. Seulement, lors d’une promenade, il est assailli par des visions de meurtres sanglants. Au même moment, une série de crime frappe la région. Pourra-t-il aider les policiers à mettre fin au carnage?

Le livre a fait l’objet d’une prévente cet été et d’un lancement le 10 octobre, toutefois, il ne sera offert au grand public que le mardi 17 novembre. Vous pourrez le commander en ligne au http://www.sixbrumes.com.


Lisez notre imaginaire québécois et francophone au

http://www.sixbrumes.com

mercredi 5 août 2015

La couverture de mon livre

Je suis bien content de pouvoir vous présenter la couverture de mon prochain livre, la réédition de L'Arracheur de rêves.


L'illustration est d'Émilie Léger, une de mes artistes préférés et je trouve qu'elle rend très bien l'ambiance du livre. À noter que celui-ci sera disponible au mois d'octobre.

Pour en savoir davantage : http://www.sixbrumes.com/catalogue/larracheur-de-reves-pierre-luc-lafrance-recueil-nouvelles-fantastiques/

lundi 25 mai 2015

Préface : L'Arracheur de rêves

Voici la préface écrite par Jonathan Reynolds pour la réédition de L'Arracheur de rêves...

Les mots. Ils peuvent nous transporter ailleurs.

La première fois que j’ai parlée à Pierre-Luc Lafrance, je ne me doutais pas qu’il écrivait. J’étais au Salon du livre de Montréal, tout content d’avoir obtenu l’autographe de Patrick Senécal pour Aliss. J’en ai ensuite profité pour fouiner dans le kiosque des éditions Alire. Et voilà qu’un inconnu m’a abordé :

- Avez-vous des questions sur nos livres?

- Euh… non.

Et c’était bien vrai. Je n’avais pas de questions précises sur les livres devant moi. Notre conversation ne s’est pas arrêtée pour autant. Elle ne faisait que commencer. Nous avons jasé de cinéma de genre, surtout des films de John Carpenter. De lecture aussi, bien sûr. Et de Lovecraft.

Mais ce que je retiens le plus de ce premier contact, c’est la facilité avec laquelle Pierre-Luc Lafrance a rendu l’heure qu’a durée notre discussion diablement intéressante. Je n’ai vraiment pas vu le temps filer. D’un sujet à l’autre, il me conduisait dans des dédales surprenants et inattendus. Et pour dire vrai, j’étais déçu de devoir partir.

Quelques années plus tard, j’ai appris qu’il écrivait et que sa première publication datait de 1998. Quand j’ai pu mettre la main sur ce qu’il écrivait, j’ai découvert un auteur de talent, au style page-turner. Mais surtout qu’il était très varié comme écrivain. Il ne se contentait pas de rester cloisonner dans un seul genre ou dans un seul fanzine. De Proxima à Horrifique, en passant par L’écrit primal… il partageait son imaginaire aux lecteurs québécois mais également européens.

Pierre-Luc Lafrance fut le premier représentant de cette génération de jeunes auteurs de la Science-Fiction et du Fantastique Québécois qui émergea aux alentours du bogue de l’an 2000 (dont  font partis Ariane Gélinas, Mathieu Fortin, Caroline Lacroix, et moi-même, entres autres noms). Le premier à publier, le premier à fonder un fanzine, le premier à participer au congrès Boréal…

J’ai lu la plupart de ses écrits. J’ai aimé ses romans, mais ce sont surtout ses nombreuses nouvelles (publiées dans plusieurs revues et fanzines) qui m’ont interpellé. Pour moi, lire une histoire de Pierre-Luc Lafrance, c’est comme la toute première conversation que j’ai partagée avec lui - et les suivantes, d’ailleurs -, c’est de ne pas voir le temps filer, c’est ne jamais savoir dans quel univers nous allons entrer, c’est de vivre des intrigues diablement intéressantes. Et pour dire vrai, je suis toujours déçu de devoir partir.

Et toi, lecteur, es-tu prêt à partager une conversation avec Pierre-Luc Lafrance? Ou plutôt, avec son terrible L’Arracheur de rêve? Te voici donc sur le point de découvrir (ou redécouvrir) les différentes facettes de son imaginaire. Sont réunis dans ce recueil onze rêves et cauchemars qui vont désormais habiter tes nuits. Parce que le sommeil, lui, te sera arraché et ton existence ne sera plus qu’un rêve étrange.

Les mots. Ils peuvent nous transporter ailleurs.

Surtout ceux de Pierre-Luc Lafrance.

Petit rappel : la prévente est toujours en cours pour les nouveautés de l’automne de la maison d’édition Les Six Brumes. Pour ceux que ça intéresse, le 25 mai, 70 personnes avaient participé ce qui a permis d’atteindre 69 % de l’objectif (4 156 $). Ceux qui souhaiteraient précommander mon livre ou certaines des autres excellentes œuvres qui sont au programme peuvent le faire ici.

mardi 19 mai 2015

Introduction à L'Arracheur de rêves

Je reproduits ici l'introduction qui sera dans le livre...

Quand Jonathan Reynolds et Guillaume Houle m’ont approché pour rééditer L’Arracheur de rêves, ça a été une surprise, dans le sens très joyeux du terme. Différents aléas du monde de l’édition ont fait en sorte que l’édition originale n’a jamais pu atteindre son public. Dès la sortie, les choses se sont mal engagées : l’éditeur a changé de distributeur peu avant le lancement, alors le livre n’a pas pu être livré à toutes les librairies. Quand les choses sont rentrées dans l’ordre, ce n’était déjà plus une nouveauté, alors toute une fournée de nouveaux livres a pris les meilleurs endroits en librairie, et le livre est passé inaperçu.

Même le lancement a été compliqué, à cause de frictions avec l’éditeur. D’ailleurs, il allait déposer son bilan quelques mois plus tard. Je croyais à ce moment que ça mettait un point final à l’aventure éditoriale houleuse de ce livre… Et ce fut le cas, jusqu’à ce que les gens des Six Brumes me contactent.

Je me suis longtemps questionné sur un aspect primordial dans le cas d’une réédition : est-ce que je devais réviser, voire même réécrire, ce recueil? Finalement, j’en suis venu à la conclusion que c’était préférable de le conserver en l’état. Pas qu’il est parfait, mais plutôt que, si je devais le retravailler, je ferais les choses autrement, je changerais des éléments-clés, réécrirais plusieurs passages, changerais de point de vue et, au final, ce ne serait plus le même livre. Et je pense que le jeune auteur que j’étais lors de la rédaction de ce livre mérite qu’il soit lu, avec ses qualités et ses défauts.

J’ai plutôt choisi d’ajouter au livre. Ce qui devait d’abord être une nouvelle inédite qui viendrait enrichir l’ensemble, est devenu, au fil du temps, une novella (presque un petit roman). Dans ses pas témoigne davantage de ce que je fais maintenant. C’est en quelque sorte le carrefour de tous mes champs d’intérêt : le conte, la fantasy, le policier et même l’horreur… Un peu comme le recueil L’Arracheur de rêves, auquel il fait écho de bien des façons.

Au final, vous avez deux histoires pour le prix d’une. On peut aussi voir ce livre comme la conversation entre deux auteurs : un jeune fringant et un autre, pas tellement plus vieux, une dizaine d’années, mais plus mature… du moins je l’espère.

Bonne lecture,
Pierre-Luc Lafrance

Petit rappel : la prévente est toujours en cours pour les nouveautés de l’automne de la maison d’édition Les Six Brumes. Pour ceux que ça intéresse, mardi soir (le 19 mai), 57 personnes avaient participé ce qui a permis d’atteindre 57 % de l’objectif (3416 $). Il reste encore un mois à la prévente qui se termine le 19 juin. Ceux qui souhaiteraient précommander mon livre ou certaines des autres excellentes œuvres qui sont au programme peuvent le faire ici.

mardi 12 mai 2015

Cinq curiosités sur L’Arracheur de rêves

1) L’Arracheur de rêves a été publié une première fois en 2008, il y a huit ans déjà, chez La Veuve noire éditrice. Cet éditeur cherchait ouvertement à concurrencer Alire sur le marché des livres de genre au Québec. On retrouvait au catalogue plusieurs excellents auteurs dont Camille Bouchard, Frédérick Durand et Laurent Chabin. L’aventure s’est toutefois mal terminée. Je ne tenterai pas ici d’en évaluer les raisons. Disons que comme mon livre a fait partie des dernières parutions de cet éditeur, par le fait même il n’a pas connu une grande carrière en librairie avant que l’éditeur ne ferme ses portes.

2) Les nouvelles qu’on retrouve dans ce recueil ont été écrites entre 1999 et 2007. Il s’agit, à peu de choses près, de ce que j’ai écrit de plus intéressant à cette époque. À la base, je comptais faire un recueil de nouvelles « réguliers » qui reprendrait mes meilleurs textes, mais il est vite devenu évident qu’il me manquait de matériel. Alors j’ai décidé de reprendre une idée qui me trottait en tête depuis un moment et ça a donné L’Arracheur de rêves, la novella qui vient englobé tous les textes de ce recueil qui peut se lire comme un roman. C’est rare que mes textes prennent naissance dans mes rêves, mais c’est le cas ici. Un matin, encore plongé dans un demi-sommeil, j’ai éprouvé une douleur fulgurante aux jambes. Tout de suite, une histoire a pris forme. Je me suis imaginé une thérapie menée sur un psychopathe. Des médecins lui infligeaient des supplices (d’où la douleur aux jambes). À la fin, ils plongeaient dans son esprit pour essayer de le guérir et se faisaient piéger. Le texte a perdu sa tonalité de science-fiction. Le psychopathe a été évacué, mais on garde l’idée de la thérapie. D’ailleurs, ce segment de la novella a été écrit presque d’un jet après ce rêve et a ensuite été transformé pour s’intégrer au reste. J’ai aussi gardé l’idée de la personne piégée dans l’esprit d’une autre.

3) Il y a un deuxième élément fondateur à ce texte : une vieille idée griffonnée dans un carnet lors d’un cours franchement ennuyant à l’université : « Quelqu’un arrive dans un nouvel appartement. C’est un écrivain. Le propriétaire se renseigne sur son travail et lui fait une drôle de réflexion : “Vous êtes écrivain, vous devez donc avoir des rêves intéressants.” Le propriétaire est une créature – un démon? – qui se nourrit des rêves de ses locataires. » Finalement, je suis resté assez fidèle à ce programme. Comme quoi, même les cours les plus barbants ont leur importance.

4) Je suis tombé sur l’écrivain Alain Bergeron alors que je m’apprêtais à soumettre le manuscrit à l’éditeur. Je l’ai vu comme un signe de chance puisqu’il s’agit d’un des auteurs les plus talentueux dans nos genres au Québec. D’ailleurs, nous vivions tous deux à Sainte-Foy à l’époque, mais je crois que c’est la seule fois où je l’ai croisé par hasard.

5) Je m’étais promis de conserver le caractère original de L’Arracheur de rêves afin de donner à ce livre la chance d’atteindre un public qu’il n’a jamais pu toucher en 2008 pour diverses raisons éditoriales. Mais je n’ai pas respecté cette promesse en entier. En effet, comme j’ai intégré le texte L’Art secret de la filature dans mon spectacle Faits divers et autres curiosités, cela m’a amené à le retravailler. C’est donc cette version remaniée qui sera incluse dans la réédition 2015.

Petit rappel : la prévente est toujours en cours pour les nouveautés de l’automne de la maison d’édition Les Six Brumes. Pour ceux que ça intéresse, mardi soir, 41 personnes avaient participé ce qui a permis d’atteindre 41 % de l’objectif (2485 $). Ceux qui souhaiteraient précommander mon livre ou certaines des autres excellentes œuvres qui sont au programme peuvent le faire ici.

lundi 4 mai 2015

La prévente est commencée

La prévente annuelle de la maison d’édition Les Six Brumes vient d’être lancée. Il s’agit d’une activité importante pour financer la production des livres qui paraîtront cet automne… dont la réédition de L’Arracheur de rêves.

Les autres nouveautés sont 

  • Apparitions, des soeurs jumelles Audrey et Chloé Couture
  • Au rendez-vous des courtisans glacés, de Frédérick Durand
  • « La République du Centaure », un magazine électronique dirigé par Alain Ducharme
  • Alégracia : l’intégrale, de Dominic Bellavance

Pour participer, rendez-vous sur la page de la prévente et sélectionnez un niveau de contrepartie approprié. Vous pourrez ensuite compléter votre paiement par PayPal ou par carte de crédit.

Je n’ai pas lu Apparitions pour le moment, mais je peux vous dire qu’Au rendez-vous des courtisans glacés est l’un des meilleurs romans fantastiques horrifiques publiés au Québec. Cette réédition est semble-t-il plus percutante que l’original. Ça promet.

Alégracia est une série de fantasy publiée il y a dix ans qui a connu un certains succès critique et public. L’auteur offre ici une édition revue et corrigée en un seul tome. On m'a dit entre les branches que l'écriture a gagné en maturité et en efficacité.

La République du Centaure est un projet intriguant. Ce magazine électronique consacré aux littératures de l'imaginaire vise à republier en ligne et en version téléchargeable au format ePub les meilleurs textes de genre, qui ont connu une vie en recueil ou en magazine et qui ne sont souvent aujourd'hui plus disponibles. Des articles et des essais seront aussi ajoutés au fil du temps. Chaque mois, un nouveau récit sera mis en ligne.

L’Arracheur de rêves

Pour ceux qui n’ont jamais lu ce livre, c’est l’occasion ou jamais de le faire. Pour les autres, cette édition aura quand même de l’intérêt en ce sens que le livre original est couplé avec un court roman inédit intitulé Dans ses pas, un récit d’horreur par moment assez glauque qui mélange fantastique, fantasy, policier et conte. Bref, une histoire au carrefour de mes différents genres de prédilection. Ce livre se veut en quelque sorte une conversation entre le moi d’il y a dix ans qui a écrit L’Arracheur de rêves et l’écrivain que je suis maintenant. Plusieurs thèmes similaires sont abordés, mais si les questions restent les mêmes, les réponses ont bien changé.

Et, petit aveu, je m’étais promis de ne pas rejouer avec le texte de L’Arracheur de rêves afin de laisser ce livre atteindre son public (à l’époque différents problèmes avec l’éditeur et le distributeur avaient fait en sorte que sa sortie était demeurée plutôt confidentielle). Toutefois, je n’ai pas réussi à conserver cette ligne de conduite jusqu’au bout puisque le texte L’Art secret de la filature a été complètement réécrit puisque je l’ai fait quelques fois sur scène… Bref, je le confesse, j'ai triché, pourtant, je ne m'étais mis qu'une seule règle...

D’autres confessions et informations autour de ce livre paraîtront sur ce blogue lors de cette prévente qui va se terminer le 19 juin.

Et, bien sûr, si vous avez des questions, vous pouvez me les écrire. Ceux qui aimeraient mieux passer par moi plutôt que de payer en ligne peuvent aussi le faire.

Ajout : Mon collègue Dominic Bellavance a préparé un Widget pour suivre en direct les résultats de la prévente. J'ai donc décidé de l'ajouter à mon site jusqu'au 19 juin. Vous pouvez le voir en haut à droite de ce blogue.

mardi 3 septembre 2013

El ladron de sueños

Mon recueil de nouvelles L'Arracheur de rêves a connu une vie éphémère avec les problèmes de distribution et la fermeture de la maison d'édition qui l'avait publié (La Veuve noire). Toutefois, ce livre va renaître de ses cendres dans les prochains mois.

D'abord, les éditions Les 6 brumes vont en publier une nouvelle version qui comprendra une belle grosse novella inédite. 

Mais d'ici là, le livre va être publié en Espagne sous le titre El ladron de sueños. Je viens de recevoir l'image de la couverture et je voulais la partager avec vous.


jeudi 9 mai 2013

Retour sur Boréal 2013 et autres divagations


La dernière édition du Congrès Boréal m’a rappelé bien des souvenirs. L’air de rien, depuis 1997, je n’ai raté que deux ou trois éditions de ce Congrès. 

Je ne suis pas particulièrement friand du rôle de panelliste sur les différentes tables rondes, mais j’ai eu beaucoup de plaisir sur la table ronde Sang d’encre, ou quand le polar se mêle à l’imaginaire et aux récits noirs aux côtés de François-Bernard Tremblay (animateur), Jonathan Reynolds, Philippe Roy et Philippe-Aubert Côté.  

J’ai abordé l'angle suivant : que ce soit en fantastique ou en science-fiction, on cherche à asseoir le réalisme du récit. En fantastique pour donner plus de poids à l'intrusion de l'élément fantastique, en science-fiction pour montrer la cohérence de cet univers autre. Le rôle du scientifique et du policier permet de créer ce sentiment de réalisme, car, par défaut on croit à leur vision rationnelle des choses. Mieux encore, que ce soit dans l'enquête policière ou dans l'enquête scientifique, on collige, étudie, analyse les divers éléments de l'histoire. Bref, cela permet d’asseoir le réalisme du récit. 

Dans mes suggestions de lecture dans le mélange policier et littérature de genre, ma principale idée va du côté de la bande dessinée avec l’œuvre d’Ed Brubaker. Il a été solide en polar pur (Criminals, Scenes of the crime et même certains Batman), en polar fantastique (Fatale) et en polar science-fiction/super-héros (Sleepers, Incognito et, encore une fois, certains Batman). 

Je crois malgré tout que la distinction des genres est davantage une question éditoriale qu’une question d’auteur. Mais le commentaire d’Hugues Morin est fort pertinent : pour définir le genre d’un texte hybride, il faut définir ce qui est au cœur du récit. Mais, encore là, certains textes sont difficiles à cloisonner dans les genres.

Sinon, le reste du Congrès fut impeccable. J’ai bien apprécié le Brouillard collectif sur les 6 brumes, sorte de Jeannette veut savoir autour de cet éditeur. Et, puisque ça a été annoncé officiellement, je peux reprendre l’information ici : L’Arracheur de rêves sera republié par cet éditeur dans une version augmentée avec une novella inédite (un texte assez costaud d’environ 20 000 mots).

Samedi soir, j’ai aussi assisté à mon premier lancement de Brins d’Éternité, bien que j’ai publié plusieurs textes dans ce magazine. Dans ce dernier numéro, on retrouve ma nouvelle L’homme qui faisait pousser les mots. Ce texte a gagné le deuxième prix du concours Les mille mots de l’ermite il y a quelques années, mais la version reproduite ici est plus longue et plus travaillé. Un merci spécial à Guillaume Voisine qui a fait du beau travail en direction littéraire. Un autre merci à Valérie Bédard pour la superbe illustration. Malgré tout, je suis un peu déçu que le lancement ait eu lieu en même temps que le maltraitement de texte.

Toujours sur le sujet du Boréal, j’ai décidé de m’impliquer. Je fais maintenant partie du conseil d’administration et je vais me joindre à l’équipe du comité organisateur pour l’édition de 2014 qui aura lieu à Québec.

Sinon, je reviens du Boréal avec plusieurs beaux souvenirs… et un projet de roman. Mais je ne peux en parler. C’est entre Jonathan Reynolds et moi.

Un peu de course

En plus, avec le beau temps, j’ai eu l’occasion de courir au canal Lachine. Une blessure à l’aine m’a ralenti considérablement (j’ai arrêté après 6 km au lieu de 10 pour éviter d’empirer la situation), mais ce fut somme toute agréable. D’ailleurs, je vais participer à ma première course officielle ce week-end : L’Éveil des plaines samedi. Un petit 5 km. J’espère le terminer en dedans de 22 minutes 30. Mais c’est dur à évaluer, car je n’ai jamais couru ce trajet et que ce sera ma première course avec un peloton. Alors, j’ignore l’impact que cela aura sur ma performance. Disons seulement qu’en haut de 25 minutes, je serai très déçu.

D’ailleurs, pour ceux qui s’intéressent à la course, je ne saurais trop conseiller la lecture de Courir au bon rythme de Jean-Yves Cloutier et Michel Gauthier publié aux éditions La Presse. Un guide pratique qui offre des conseils pour les coureurs de tout niveau. Ça m’a permis de me rendre compte que je faisais une grosse erreur dans mon entrainement : je cours trop vite en pratique. Ce qui fait que mon corps a plus de difficulté à récupérer. Je vais essayer de m’ajuster dès mes prochains entrainements.