jeudi 26 juin 2014

Replonger dans ses vieux textes

Il devrait y avoir une réédition de mon recueil de nouvelles L’Arracheur de rêves en 2015. À ce moment, la grande question (pour moi) était de savoir si j’allais réviser (voire réécrire) le livre au complet ou si j’allais le republier tel quel. Finalement, j’ai opté pour la deuxième option, tout en ajoutant, en bonus, un texte inédit. Ledit texte est passé d’une nouvelle à une novella (presque un petit roman) de 25 000 mots. Donc un ajout assez conséquent.

Pourquoi ai-je décidé de ne pas toucher au texte original? Par paresse? Peut-être. Parce que je n’ai pas envie de réécrire toujours les mêmes textes? Un peu. Mais surtout parce que je considère que le livre à l’époque n’a pas eu l’occasion d’atteindre son public à cause de divers problèmes (changement de distributeur, éditeur en perte de vitesse, etc.) J’aime aussi laisser la parole au jeune auteur que j’étais lorsque j’ai publié ces textes (ils ont été écrits il y a dix à quinze ans). Ce qui est intéressant dans la nouvelle mouture, c’est que la novella inédite reprend certains des thèmes de L’Arracheur de rêves. Cela donne en quelque sorte une conversation entre le moi au début de la vingtaine et le moi à la mi-trentaine. Assez fascinant… du moins à mon sens.

Pour cette nouvelle édition, j’ai ajouté des petites notes sur la création de chacun des textes. Il ne s’agit pas nécessairement de réflexion en profondeur, mais ça m’a amené à me retourner dans le passé. J’ai ainsi réalisé que j’avais écrit un de mes textes, L’art secret de la filature, en hommage à Gilles Pellerin, mais que je ne le lui ai jamais dit.

Habituellement, une fois qu’un texte est publié, je passe à autre chose. Mais cet effort d’introspection m’a amené à porter un regard neuf sur mon écriture… et à me rendre compte que certains thèmes reviennent dans mes textes avec régularité… comme une obsession. Particulièrement toute la question identitaire. Pourtant, je vous jure que je ne passe pas mes journées à me questionner sur qui je suis.

2 commentaires:

Carl Rocheleau a dit...

Je comprends ce que tu dis. Je vis la même chose en ce moment.

Par contre, mon commentaire est tellement long que je vais en faire un billet sur mon blogue au lieu de faire du trolling sur le tiens ;)

Gen a dit...

Je te comprends de ne pas avoir eu envie de réécrire tous ces textes.

Ça va être intéressant de lire tes notes de création par contre! :)

Et pour les thèmes... ouais, des fois on se relit et on se demande pourquoi ce sont ces thèmes-là qui ressortent.