lundi 13 mai 2013

Une première course


J’ai couru ma première course officielle de la saison (et à vie) ce samedi (le 11 mai) sur les plaines d’Abraham. Disons que le beau temps n’était réellement pas du rendez-vous avec une pluie torrentielle et des vents puissants (on parlait de rafales allant jusqu’à 60 km/h).

Je suis arrivé très (trop?) à l’avance, soit vers 7 h 30 pour un départ à 9 h. Après l’inscription, j’ai attendu sous la tente pour me protéger de la pluie et du froid.
Au début, il n’y avait presque personne, à part quelques courageux et les bénévoles, mais les gens sont arrivés plus nombreux vers 8 h. Malgré tout, le mauvais temps en a refroidi certains puisque nous n’étions que 267 coureurs à l’épreuve du 5 km sur les 360 annoncés.

Avant le départ, j’ai pris le temps de me réchauffer en courant un peu à basse vitesse. Alors, lorsque le départ a été annoncé, j’étais déjà trempé et gelé. La course m’a au moins permis d’avoir moins froid. Et là, premier obstacle (ou du moins obstacle supplémentaire, car on courait dans des flaques d’eau à proportion d’étangs) : l’élastique de mon survêtement a lâché, ce qui m’a obligé à courir tout le long en tenant mes pantalons pour éviter de me retrouver les fesses à l’air.

Comme je n’avais jamais couru en peloton, je ne savais pas trop quelle stratégie adopté ou quelle vitesse suivre. Mais rapidement, j’ai trouvé mes repères et je me suis trouvé un lièvre. J’adoptais mon rythme au sien. Les deux premiers lièvres que j’ai choisis étaient trop lents pour moi, alors je les ai dépassés. Le troisième fut le bon. Je l’ai suivi sur les deux derniers kilomètres, maintenant une distance de quelques mètres entre nous. À la mi-course, j’avais encore de bonnes jambes et j’étais 24e. Je suis remonté jusqu’à la 19e position, mais j’ai manqué de jus vers la fin : résultat, deux jeunesses m’ont dépassé et j’ai été incapable de dépasser mon lièvre.

Somme toute, je suis très satisfait. Dans les conditions, les temps étaient ordinaires (dans mon cas, 23 minutes 24), mais j’ai terminé 21e au cumulatif et 5e sur 24 dans ma catégorie (homme 30 à 39 ans).

J’ai déjà hâte à ma prochaine course. Pour le moment, je suis inscrit à quatre autres épreuves :  la Bataille des plaines (5 km) le 2 juin, le Festival sportif de Sainte-Marie (10 km) le 9 juin, la course du grand Lévis (10 km) le 5 juillet et le marathon des Deux Rives (demi-marathon) le 25 août. Mais je trouve que d’attendre jusqu’au 2 juin sera trop long, alors je vais tenter de me trouver une course le week-end du 25 mai. Sinon, je vais peut-être courir une autre fois en juillet et le 18 août à Sainte-Foy – La Galipote (10 km). J’aimerais aussi courir le 10 km à l’Université Laval le 15 septembre et la BeauceRun à Saint-Georges le 5 octobre (10 km ou demi-marathon).

À suivre…

jeudi 9 mai 2013

Retour sur Boréal 2013 et autres divagations


La dernière édition du Congrès Boréal m’a rappelé bien des souvenirs. L’air de rien, depuis 1997, je n’ai raté que deux ou trois éditions de ce Congrès. 

Je ne suis pas particulièrement friand du rôle de panelliste sur les différentes tables rondes, mais j’ai eu beaucoup de plaisir sur la table ronde Sang d’encre, ou quand le polar se mêle à l’imaginaire et aux récits noirs aux côtés de François-Bernard Tremblay (animateur), Jonathan Reynolds, Philippe Roy et Philippe-Aubert Côté.  

J’ai abordé l'angle suivant : que ce soit en fantastique ou en science-fiction, on cherche à asseoir le réalisme du récit. En fantastique pour donner plus de poids à l'intrusion de l'élément fantastique, en science-fiction pour montrer la cohérence de cet univers autre. Le rôle du scientifique et du policier permet de créer ce sentiment de réalisme, car, par défaut on croit à leur vision rationnelle des choses. Mieux encore, que ce soit dans l'enquête policière ou dans l'enquête scientifique, on collige, étudie, analyse les divers éléments de l'histoire. Bref, cela permet d’asseoir le réalisme du récit. 

Dans mes suggestions de lecture dans le mélange policier et littérature de genre, ma principale idée va du côté de la bande dessinée avec l’œuvre d’Ed Brubaker. Il a été solide en polar pur (Criminals, Scenes of the crime et même certains Batman), en polar fantastique (Fatale) et en polar science-fiction/super-héros (Sleepers, Incognito et, encore une fois, certains Batman). 

Je crois malgré tout que la distinction des genres est davantage une question éditoriale qu’une question d’auteur. Mais le commentaire d’Hugues Morin est fort pertinent : pour définir le genre d’un texte hybride, il faut définir ce qui est au cœur du récit. Mais, encore là, certains textes sont difficiles à cloisonner dans les genres.

Sinon, le reste du Congrès fut impeccable. J’ai bien apprécié le Brouillard collectif sur les 6 brumes, sorte de Jeannette veut savoir autour de cet éditeur. Et, puisque ça a été annoncé officiellement, je peux reprendre l’information ici : L’Arracheur de rêves sera republié par cet éditeur dans une version augmentée avec une novella inédite (un texte assez costaud d’environ 20 000 mots).

Samedi soir, j’ai aussi assisté à mon premier lancement de Brins d’Éternité, bien que j’ai publié plusieurs textes dans ce magazine. Dans ce dernier numéro, on retrouve ma nouvelle L’homme qui faisait pousser les mots. Ce texte a gagné le deuxième prix du concours Les mille mots de l’ermite il y a quelques années, mais la version reproduite ici est plus longue et plus travaillé. Un merci spécial à Guillaume Voisine qui a fait du beau travail en direction littéraire. Un autre merci à Valérie Bédard pour la superbe illustration. Malgré tout, je suis un peu déçu que le lancement ait eu lieu en même temps que le maltraitement de texte.

Toujours sur le sujet du Boréal, j’ai décidé de m’impliquer. Je fais maintenant partie du conseil d’administration et je vais me joindre à l’équipe du comité organisateur pour l’édition de 2014 qui aura lieu à Québec.

Sinon, je reviens du Boréal avec plusieurs beaux souvenirs… et un projet de roman. Mais je ne peux en parler. C’est entre Jonathan Reynolds et moi.

Un peu de course

En plus, avec le beau temps, j’ai eu l’occasion de courir au canal Lachine. Une blessure à l’aine m’a ralenti considérablement (j’ai arrêté après 6 km au lieu de 10 pour éviter d’empirer la situation), mais ce fut somme toute agréable. D’ailleurs, je vais participer à ma première course officielle ce week-end : L’Éveil des plaines samedi. Un petit 5 km. J’espère le terminer en dedans de 22 minutes 30. Mais c’est dur à évaluer, car je n’ai jamais couru ce trajet et que ce sera ma première course avec un peloton. Alors, j’ignore l’impact que cela aura sur ma performance. Disons seulement qu’en haut de 25 minutes, je serai très déçu.

D’ailleurs, pour ceux qui s’intéressent à la course, je ne saurais trop conseiller la lecture de Courir au bon rythme de Jean-Yves Cloutier et Michel Gauthier publié aux éditions La Presse. Un guide pratique qui offre des conseils pour les coureurs de tout niveau. Ça m’a permis de me rendre compte que je faisais une grosse erreur dans mon entrainement : je cours trop vite en pratique. Ce qui fait que mon corps a plus de difficulté à récupérer. Je vais essayer de m’ajuster dès mes prochains entrainements. 

mercredi 1 mai 2013

Le retour de L'Arracheur de rêves


Je suis de retour. Si je n’ai pas écrit depuis une éternité, ce n’est pas tant que je n’avais rien à dire (ou contraire), mais j’ai pris tellement de retard que je ne savais plus par où commencer.
Pour ce qui est de l'écriture, c’est assez tranquille. J’ai quelques projets, mais je me réserve cela pour mes vacances d’été. Sinon, y’a deux projets de rééditions pour L’Arracheur de rêves (une en français au Québec en version augmentée avec une novella inédite et une en Espagne). D’ici là, avec trois enfants, un nouvel emploi qui m’amène à faire plus d’une heure de route matin et soir et un déménagement sous peu (pour diminuer la route… entre autres), disons que j’ai en masse de choses pour m’occuper. Petite note au passage, je m’apprête à revenir vivre chez maman… ou plutôt à racheter la maison familiale. Ça va faire bizarre de revenir à Sainte-Foy dans le quartier où j’ai grandi. Je serai même presque voisin de Dominic Bellavance.

Sur le plan personnel, j’ai commencé à m’entrainer pour courir un demi-marathon cet été (le 25 août pour le Marathon des 2 rives). Puisque je fais attention à mon alimentation en même temps (sans faire de régime, juste en mangeant sainement et en contrôlant mes calories), j’ai déjà perdu 35 livres par rapport à la même période l’an dernier (faut dire que comme j’étais plongé dans la vente de mon entreprise, je mangeais du fast food régulièrement, prenait à peine 15 minutes pour dîner les jours de semaines et faisait presque plus de sport). Déjà, je commence à avoir des temps intéressants au 5 km (autour de 22 minutes) et au 10 km (entre 45 et 46,5 minutes). Je joue au frisbee ultimate et au soccer une fois semaine, je fais une petite course de 5 km une autre fois et je fais une course de fond un jour semaine (j’augmente d’un km par semaine depuis la fin mars pour atteindre le 20 km en douceur pour le demi-marathon). Je fais aussi du vélo une ou deux journées par semaine. J’ai trouvé mon meilleur ami : ma montre GPS Garmin qui me permet d’obtenir mes différents résultats. Cela me donne une source de motivation et m’amène à vouloir sans cesse me développer. J’ai aussi investi dans une bonne paire de souliers de course et je peux vous assurer qu’il y a une différence.

Côté lecture, j’ai lu et je compte lire pas mal de choses cette année, mais je me suis surtout lancé dans un projet un peu fou : lire les incontournables de Batman (ère moderne ou Dark Age, soit grosso modo tout ce qui a suivi le Dark Knight Return de Frank Miller jusqu’à la refonte des New 52 il y a deux ans) en ordre chronologique avant de poursuivre avec les nouvelles aventures (New 52). J’ai toujours adoré ce héros (même dans la version hyper kitsh des années 60), mais j’avais somme toute lu peu de chose. En commençant mes recherches, je me suis rendu compte que presque tous mes scénaristes de bande dessinée préférés avaient travaillé sur le Chevalier Noir : Frank Miller (Sin City, sans doute ma série préférée après Sandman, et toute son œuvre – ou presque), Allan Moore (Watchman et toute son oeuvre), Neil Gaiman (Sandman, ma série préférée… mais surtout l’ensemble de ses excellents romans), Ed Brubaker (Criminals, mais je conseille toute son œuvre que je me suis tapée depuis cet automne après avoir découvert cet auteur… merci à Geneviève Blouin), Bryan Talbot (Grandville, un gros gros coup de cœur, merci à Philippe-Aubert Côté de me l’avoir fait découvrir), Mike Mignola (Hellboy, le superhéros le plus cool), Bill Willingham (Fables, mon autre gros gros coup de coeur) Steve Niles (30 Days of Night, même si je trouve l’ensemble surestimé), etc. Même le cinéaste Kevin Smith (Clerks, Chasing Amy, etc.) a commis certains scénarios. Il ne manque de J. M. Straczynski (Rising Stars, qui dans son premier deux tiers est pour moi le summum du comic de super héros avant de s’éteindre vers la fin) et Robert Kirkman (Walking Dead, bien que mon intérêt diminue avec le temps) pour compléter le portrait. 

Mieux encore, Batman rejoint même ma passion pour Lovecraft à travers la série en trois volumes The Doom That Came To Gotham, un univers alternatif Elseworlds créé par Mike Mignola.

Ce que j’aime de Batman : le fait que ce ne soit pas un super héros (ce qui explique sans doute pourquoi je suis incapable d’embarquer dans Super Man qui me semble trop… lisse ?), le ton très noir et le fait que la plupart des histoires soit policières. Et, comme je le mentionnais, la qualité des auteurs. Avant de me lancer dans cette aventure, je n’avais lu que deux romans graphiques et un arc dramatique : The Killing Joke d’Alan Moore, The Dark Knight Return de Frank Miller et What Happens to the Caped Crusader de Neil Gaiman. Trois classiques. Quoique si je n’avais qu’un seul titre à conseiller, ce serait celui de Moore qui se suffit parfaitement à lui-même. Un titre qui montre clairement qu’on ne parle pas de bande dessinée pour enfant. Mais j’aurai l’occasion d’en reparler.

Je vous ferai un suivi au fur et à mesure que je lirai les différentes histoires, histoire de souligner les faits saillants de la mythologie Batman.