jeudi 25 septembre 2014

Évaluer la longueur d’un texte

Cette année, j’ai eu l’honneur de me faire approcher pour écrire pour différents projets. Certains verront le jour sous peu, d’autres ont sombré dans l’oubli, mais la plupart devraient mener à des publications dont je parlerai en temps et lieu.

Par contre, dans la plupart des cas, il y avait des limites de longueur. Et je me rends compte que si je navigue assez facilement avec les contraintes de thème, celle de la longueur me donne des mots de tête.

Par exemple, pour un projet on m’a demandé une nouvelle d’horreur de 500 à 2 500 mots. Sur papier, ça semble facile puisque j’écris principalement dans ce genre en ce moment. Le problème est venu de la longueur. J’ai eu une première idée qui allait tout à fait dans le ton. Et j’étais convaincu que si je dépassais les 2 500 mots, ce ne serait pas de beaucoup. Résultat : près de 6 000 mots. Ce qui était trop long pour le projet. J’ai eu d’autres idées, mais soit c’était trop long (une nouvelle est en train de se transformer en roman puisqu’après 5 000 mots je ne suis pas encore dans le cœur du sujet) ou encore ce n’était plus dans le ton. Finalement, je crois que je vais arriver à quelque chose (même si je soupçonne que je devrais dépasser de 500 mots environ).

Dans un autre cas, on m’a demandé un texte de 5 000 mots… je suis arrivé avec une novellette de 12 000 mots. Heureusement, l’éditeur a été enchanté du projet.


Conclusion : je suis très mauvais pour évaluer la longueur d’un texte avant d’avoir écrit le premier jet. Et, contrairement à Stephen King, je ne suis pas du genre à enlever 50% du texte lors de la réécriture (c’est plutôt le contraire). Enfin, je me rends compte que j’ai de la misère à écrire de l’horreur dans un format court. J’ai besoin de temps pour placer mon intrigue, mon ambiance. Les seuls textes courts (disons moins de 2 000 mots) que je suis capable d’écrire sans trop de cassage de tête, ce sont mes contes teintés de fantastique.

1 commentaire:

Carl Rocheleau a dit...

Maudite longueur. Je n'ai aucune idée de ce que mes textes vont avoir l'air. J'ai été chanceux jusqu'à maintenant. Pour mon prochain, je devais toucher 60 000 mots, et l'éditeur, à la vue de mon plan, m'a dit que je le toucherais facilement. J'ai fait 55 000 en étirant la sauce à fond. Pour le prochain, il me faut 40 000, et l'éditeur dit que mon plan donne l'impression que je vais défoncer le 60 000. J'essaie de penser à des idées de nouvelles, mais je n'arrive à rien en bas de 5 000 mots. Bref, je sympathise.