mardi 26 août 2014

Le plaisir est dans les détails

Il m’arrive de bloquer sur un texte. L’histoire est claire dans ma tête, mais il me manque un petit quelque chose, un détail qui permet de rendre la scène vivante, le personnage réaliste ou encore qui permet à l’écrivain de prendre son pied (ce qui est la moindre des choses, convenons-en).

La plupart du temps, ces éléments – souvent mineurs, mais si importants pour moi – me viennent entre deux séances d’écriture. J’aime bien trouver des petits éléments qui ramènent à une époque ou des tics propres à un personnage (attention ici de ne pas en abuser).  Dernièrement, pour un texte qui met en scène un amateur de métal encore perdu dans les années 1990, il me manquait un petit quelque chose, jusqu’à ce que j’ai un flash du gars qui rembobine ses vieilles cassettes avec un crayon (les jeunes qui n’ont connu que les C.D. ou les MP3, vous ne savez pas ce que vous avez manqué).

Ou encore, il y a quelques jours, j’ai écrit une de mes scènes les plus gores à ce jour. Puis, après l’avoir terminé, j’ai un un flash. Juste un petit détail, mais cela donne une tout autre dimension à ce texte.

Et ce que je me rends compte, c’est que c’est dans ses détails, plus encore que dans l’histoire en tant que telle, que je prends le plus de plaisir.

2 commentaires:

Carl Rocheleau a dit...

Le crayon dans le trou de cassette ! Mon album "Dookie" de Green Day a presque exclusivement été rembobiné de cette façon-là (mon lecteur sortait toujours les tapes...).

Les détails, t'as raison, ça fait plaisir à l'auteur et au lecteur attentif.

Pierre-Luc Lafrance a dit...

Je me souviens avec nostalgie de l'époque où on circulait dans les corridors de l'école en rembobinant ainsi pour ne pas vider la batterie de notre walkman Sony jaune.