dimanche 13 juillet 2014

La découverte des blogues de l'imaginaire

Bonjour amis blogueurs et blogueuses (et les autres aussi).

Pour continuer la conversation entreprise dans le sujet précédant et pour m'aider dans mon projet de recherche, j'aimerais que ceux qui explorent les mondes imaginaires par le biais des blogues me disent comment ils ont découvert 1) les blogues et 2) le milieu de la SFFQ.

J'aimerais aussi qu'ils me disent 1) à quel moment eux-mêmes ont commencé à bloguer et 2) quels sont les premiers blogues du milieu qu'ils ont lu.

Enfin, j'aimerais qu'ils me disent 1) à quel moment ils sont passés du virtuel au réel (par exemple, premier contact avec des gens du milieu ou premier Congrès Boréal) et 2) quel impact les contacts virtuels ont eu sur leur écriture (et les possibilités de publier).

Si vous le voulez, ça pourrait être plaisant que chacun le fasse sur son blogue.

Pour donner l'exemple, je me lance :

Je n'ai commencé à bloguer que relativement récemment (deux ou trois ans je crois), mais je n'ai jamais été très actifs. Je crois que cela s'explique par le fait que je passe mes journées à écrire et à travailler sur les médias sociaux. Rendus à la maison... Cela s'explique aussi beaucoup^par le fait que j'ai mis un bon moment à trouver mon ton (et je ne crois pas l'avoir encore fait). Mais je me rends compte que je ne suis jamais aussi pertinent (ou du moins que je n'attire jamais autant de commentaire et de visites) que lorsque je parle de SFFQ, plus particulièrement sur l'aspect théorique. Si mes critiques de livres ont peu d'impact, mes recherches sur Lovecraft et sur la SFFQ (et dans une moindre mesure sur l'écriture) ont permis d'engager d'intéressantes conversations.

Si j'ai participé relativement tard, j'ai été un lecteur de la première heure, mais plus souvent qu'autrement en sous-marin. J'ai été un acteur actif du défunt forum Horreur.qc et, à sa disparition, il y a eu un vide. Heureusement, sensiblement au même moment, Fractale-Framboise est apparu et, dans un premier temps, a joué un rôle de catalyseur dans le milieu. Tout le monde y était (ou du moins c'est l'impression qu'on en avait souvent). Les trois hôtes (Christian Sauvé, Laurine Spehner et Eric Gauthier) étaient pertinents et, surtout, ils mettaient des textes en ligne régulièrement. J'ai aussi suivi des amis comme Mathieu Fortin et Dominic Bellavance (connu dans l'aventure Horreur.qc) qui ont eu plusieurs initiatives intéressantes sur les blogues. Enfin, j'ai découvert d'autres blogues, d'autres voix. Et, pendant une bonne période, le blogue de référence pour moi était celui de L'Ermite de Rigaud. Et je me souviens que par son blogroll, j'ai pu découvrir plusieurs autres personnes intéressantes.

J'ai découvert le milieu bien avant les blogues (j'en ai déjà parlé abondamment sur plusieurs plateformes), mais une étape importante pour moi a été la découverte d'Horreur.qc autour de 2003. Je fréquentais le milieu depuis 1997, mais j'étais le petit jeune. À part quelques exceptions, les gens de ma génération n'était pas encore là. Dès 1998, j'ai commencé à publier, mais si je savais que je n'étais pas seul grâce au Congrès et aux contacts avec d'autres auteurs, j'avais l'impression d'être seul de ma gang. En 2000, j'ai lancé mon propre fanzine, l'éphémère Ailleurs qui prenait la relève du tout aussi éphémère Proxima qui avait publié mon premier texte. Donc, revenons à 2003. J'attendais la publication de mon premier livre prévu pour le printemps 2004. Et sur le forum, j'ai rencontré virtuellement Mathieu Fortin, Jonathan Reynolds, Guillaume Houle, Dominic Bellavance, Marie Laporte, Caroline Lacroix et plusieurs autres. Il y avait aussi des gens que je connaissais du Congrès Boréal, comme Claude Bolduc et Serena Gentilhomme, qui faisaient partie des réguliers. Sans parler les "anciens" qui faisaient leur tour à l'occasion,. L'aventure de ce forum lié aux éditions des 6 brumes a été relativement courte, mais plusieurs projets y ont pris naissance : le collectif Équinoxe, le fanzine Brins d'éternité, le fanzine Nocturne. Sans parler de toutes les conversations intéressantes qu'on y a eu.

Cela m'a permis de me sentir connecté, d'avoir l'impression de faire partie d'un groupe, d'être partie intégrante de quelque chose de plus grand que moi. J'ai aussi développé des amitiés avec d'autres membres de cette communauté et ça m'a permis de participer à des projets dont je n'aurais jamais entendu parler autrement.

Pendant longtemps, les fanzines ont joué un rôle d'information. Au-delà des critiques et des nouvelles, il y avait des nouvelles sur le milieu. La lecture des courriers du lecteur des fanzines des années 1980 et 1990, sont un véritable cours d'histoire de la littérature de genre. Avec le Web, le débat s'est déplacé. L'aspect informatif des fanzines a été délaissé. Les nouvelle était déjà vieilles lors de la parution. Alors l'information a circulé par les sites Internet, les forums, puis les blogues. Maintenant, on passe même directement par Facebook et Twitter. L'étape suivante? On risque de le découvrir quand une nouvelle génération d'écrivain va joindre le milieu. Une dizaine de personnes qui apparaîtront en même temps. Ils se connaîtront tous, sans jamais s'être rencontrés.

3 commentaires:

Gen a dit...

Je te mets cette réponse (de François Bélisle) en lien, parce que je ne sais même pas si tu le connais! lol! ;)

http://castordeplume.blogspot.ca/2014/07/le-chalet.html

Carl Rocheleau a dit...

Ja vais m'y mettre drette là.

Pierre-Luc Lafrance a dit...

Merci Carl! Et oui, je connais (virtuellement) le castor déplumé. Je reviens sous peu (lorsque j'aurai le temps de me poser quelque part) sur cette vague de réponses...