lundi 21 octobre 2013

Jour 2 : La tête au Yukon, le cœur au Québec, mais les pieds en Ontario


Je réalise aujourd'hui que j'ai oublié quelques trucs importants hier. Et je ne parle pas au buffet chinois où je suis allé manger à Mont-Laurier parce que l'autre restaurant le plus près était un Saint-Hubert et que je savais que j'allais en manger le lendemain. Je n'ai qu'une chose à dire sur ce resto : disons qu'un buffet quand tu es le dernier client et que tout est froid, c'est ordinaire. Je ne parle pas non plus du motel Station-Laurier où j'ai dormi (correct sans plus, mais pas cher, alors ça a fait la job). 

Je me rends compte qu'en parlant de mon grand voyage, j'oubliais que la vraie aventure est à la maison. Avant de partir, j'ai réglé le gros de la paperasserie administrative, mais tout ce que je n'ai pas pu ou eu le temps de terminer, c'est ma blonde qui doit se le taper tout en vivant avec trois jeunes enfants dans une maison partiellement vide. C'est elle qui va se taper le déménagement de nos meubles et de tout ce qui n'a pas pu rentrer dans la vannette (dont beaucoup de livres et le grille-pain qui prenait trop de place). C'est aussi elle qui s'est tapé la grande majorité des boîtes (bien que Jonathan voulait en faire tous les jours). Dans cette tâche, on a eu beaucoup d'aide de ses parents, particulièrement de Colette la reine du mou (les petits sacs de vêtements qui sont venus remplir les espaces libres dans la vannette… laissez-moi vous dire qu'il n'en reste plus).

Ce matin, je me suis levé une demi-heure plus tard que prévu (7 h 30) et j'étais sur la route à 8 h 15 après avoir pris une douche, manger un déjeuner rapide au service au volant du McDo et mis de l'essence dans le véhicule. Et mon beau-père aurait été fier de moi, j'ai pris la peine de vérifier que tout était en état (les pneus, les vélos à l'arrière et le coffre de toit sur le dessus) avant de prendre la route.

Je ne sais pas trop ce qui s'est passé, mais il y avait trois voitures de police dans le parking lorsque je suis sortie de ma chambre d'hôtel. Si on vous pose des questions, vous n’êtes au courant de rien ;)

Il y avait du givre sur la voiture du voisin, mais pas sur la mienne. Faudra qu'on m'explique pourquoi. J'ai roulé presque toute la journée dans la semi-noirceur et la pluie. Il y avait tant de nuages que le soleil ne s'est pointé qu'en fin d'après-midi. Il y avait même de la brume vers 9 h. C'était particulièrement beau au-dessus des lacs dans le parc en allant vers l'Abitibi. Par contre, je n'étais pas vraiment prêt à voir autant de neige dans le parc. Disons que j'ai roulé relax. Ce qui ne m'a pas empêché plus tard de recevoir un ticket pour excès de vitesse en Ontario. Le policier était très correct et il m'a expliqué que la marge de tolérance était moins grande qu'au Québec. Pourtant, je roulais à peine plus que 105 dans une zone de 90. 

Photographie prise lors d'une petite pause pour me dégourdir les jambes dans le parc.


Revenons un peu en arrière. À midi pile, je me suis arrêté chez ma grand-mère à Malartic avec du Saint-Hubert pour trois puisque ma tante Lise a pris congé aujourd'hui pour me voir. Ça m'a vraiment touché. Je me suis attardé une demi-heure de plus que ce que j'avais prévu, mais je suis très heureux d'avoir passé du temps avec elles. Un beau moment. Grand-maman m'avait même préparé un lunch pour ce soir. Une fois que j'ai trouvé de l'espace pour le ranger, j'en fus fort heureux.

Je suis parti de chez elle à 13 h 30 et à 15 h, j'arrivais en Ontario. Ça m'a fait un petit pincement au cœur de quitter la province. Je serai toutefois de retour pour quelques semaines au mois de juillet. 

Rien à redire sur mon passage en Ontario, sinon que le nord francophone n'est pas nécessairement le plus beau coin du pays. 

J'ai terminé mon premier livre audio comme j'arrivais à mon hôtel du soir vers 19 h 30 après presque 10 heures de route et 850 km. Disons que si la première moitié du Requiem des Abysses de Maxime Chattam m'a tenu en haleine, la fin devient un peu du n'importe quoi. J'aurais préféré un récit indépendant du roman précédant (Léviatemps), là, dans son état actuel, ça vient même gâcher le plaisir du premier tome. Malgré tout, ça a permis de passer agréablement le temps dans la voiture, surtout que le narrateur est excellent. J'ai déjà hâte de commencer un autre livre audio demain, même si je viens de me rendre compte que j'avais perdu un des cinq que j'avais acheté (un John Lecarré). Espérons que ce soit juste que je l'ai rangé dans une boîte plutôt que de le mettre avec les autres.

Petit mot sur l'hôtel ce soir : je suis au Howard Johnson d'Hearst. Ça va faire la job (après tout, je suis juste là pour dormir), mais je ne suis pas impressionné outre mesure. Rien pour en faire une histoire d'horreur… mais disons que je ne resterais pas plusieurs jours.

Bon, je dois vous laisser, il est 21 h 45. Je prends un bain chaud en lisant et je vais me coucher pour me lever tôt demain (vers 6 h 30). Une grosse journée de route m'attend : 13 heures de route pour atteindre Winnipeg, la plus grosse journée de voyage selon mes prévisions.

4 commentaires:

Martine Latulippe a dit...

C'est sympathique de pouvoir suivre ton périple, Pierre-Luc! Bonne route! Quelle belle expérience!

Anonyme a dit...

Allo le grand!
pas de zombies là-haut?
tes policiers déjeunaient probablement ensemble, c,est courant dans le Nord....
Et méfies-toi; à Winnipeg, les nuits sont longues...
XXX Matante valérie

Pierre-Luc Lafrance a dit...

@ Martine : ça me permet aussi d'apprécier différemment l'expérience. Pour le moment, j'ai beaucoup de plaisir, même si je ne m'attendais pas à autant de neige si tôt.
@ Matante Valérie : il fait trop frette pour les zombis ;)

Jacques Lapointe a dit...

Intéressant de te suivre. Je reconnait bien le grand cœur des abitibiennes...Grand-grand et Lise.