mardi 17 mai 2011

À l’ère du numérique

Eh oui, j’arrive à l’ère du numérique et je plonge dans le Web 2.0. L’Arracheur de rêves (du nom de mon recueil de nouvelles pour adultes publiés chez la défunte maison d’édition La Veuve noire) me permettra de partager ma relation amour-haine avec l’écriture. Je vais y parler de mes lectures, de mes projets et aussi… de moi.

Je jongle avec l’idée de lancer ce blogue depuis un bon moment, mais il me manquait une petite poussée dans le dos. Je l’ai eu avec le dernier Congrès Boréal qui a eu lieu le week-end dernier. J’y ai rencontré plein de gens dynamiques. Des projets ont été lancés. Certains ont été annoncés. Entre autres, la Maison des viscères, un éditeur numérique qui se spécialise dans le gore, a annoncé que sa première anthologie comprendra trois textes d’auteurs québécois : Jonathan Reynolds, Ariane Gélinas et moi. J’ai bien hâte de voir ça.

D’ailleurs, parlant de numérique, je me suis procuré une tablette et je viens de lire mon premier livre numérique. J’ai commencé avec un court roman publié directement en format numérique : J’irai me crosser sur vos tombes de l’auteur Ed. Hardcore. Résultat de mon expérience : j’ai beaucoup aimé lire sur ma tablette même si le texte était en format PDF et non en epub. Reste maintenant à savoir si j’y prendrais autant de plaisir avec un livre plus volumineux (J’irai me crosser sur vos tombes fait 120 pages).

Pour ce qui est du contenu, je ne me lancerai pas dans une critique littéraire en profondeur. Comme son titre l’indique, il s’agit d’un livre dérangeant, un peu hardcore avec du sexe déviant (d’autant plus que l’histoire se passe dans le milieu des films de cul alternatifs). On y retrouve la même grande qualité que dans les autres romans de l’auteur : Ed. Hardcore a un style inimitable. À première vue, ça semble facile d’écrire comme lui, mais peu d’auteurs peuvent bien le faire. D’ailleurs, dans J’irai me crosser sur vos tombes, Mélodie Nelson a tenté de relever le défi pendant un chapitre. Si elle réussit à amener des éléments dérangeants (c’est fou tout ce qui peut se mettre dans les orifices d’une actrice porno en audition), elle est incapable d’y mettre la même verve qu’Hardcore et ça devient vite lassant. Et on retrouve aussi le même gros défaut : il manque de contenu. On a souvent l’impression que le but est de déranger pour déranger. Il manque une histoire solide. C’est dommage, car je serais vraiment curieux de voir ce que le style de l’auteur donnerait avec une histoire qui serait davantage qu’un prétexte à mettre des scènes de sexe et de violence.

Alors, voilà, je suis maintenant en ligne. Le défi maintenant, c’est de garder le cap et de publier avec régularité.

8 commentaires:

Alamo a dit...

Content que tu sois enfin passé du côté obscur de la force en partant ton propre blogue... mais je trouve dommage qu'on ait pu te retirer quelques côtes à coups de stylot à billes pour te convaincre et que tu l'aies fait de ton propre gré... :(

Oh et merci pour ton support pour la Maison des Viscères, nous sommes très heureux de te compter parmi les trois auteurs de notre premier projet! :D

richard tremblay a dit...

Ah ben bienvenue au 3e millénaire !

Pierre H.Charron a dit...

Bienvenue dans la Blogosphère L'arracheur de rêves :)

Pierre-Luc Lafrance a dit...

À Richard et Pierre : merci beaucoup. Donc je n'ai plus d'excuse pour ne plus commenter les nombreux blogues que je lis en sous-marin.

À Adamo : fais attention, je n'ai pas encore décidé qui se ferait déchiqueté dans mon prochain texte... Pour ce qui est de la Maison des Visères, j'ai bien hâte de voir le résultat final... va d'abord falloir que j'écrive mon texte...

Frédéric Raymond a dit...

Arrête de gaspiller tes mots sur ce blogue et va écrire pour La maison des viscères, nom d'un chien!

Pierre-Luc Lafrance a dit...

À Frédéric : Oui, fini le blogue... Je tire la plogue demain. Promis.

Pat a dit...

Bonsoir, allo. Je vais te suivre. C'est sûr. Bienvenu.

Pierre-Luc Lafrance a dit...

@ Pat : Merci beaucoup. Au fait, je suis content de t'avoir croisé au Boréal. Même si je me rends compte qu'à part deux ou trois personnes, j'ai vu plein de monde, mais je n'a pas eu le temps de jaser avec personne.