mardi 26 avril 2016

Mes auteurs fétiches de polar québécois

En complément du sujet d’hier sur les prix en littérature policière au Québec, je vous propose quelques pistes pour découvrir les auteurs de polars de la Belle Province.

Hier, j’avais déjà parlé de Luc Chartrand, d’André Jacques, de Jean Lemieux, de Guillaume Morrissette et de Patrick Senécal. J’avais aussi ajouté Jean-Louis Fleury et Isabelle Gagnon à ma liste d’auteurs que je voulais découvrir.

Aujourd’hui, je vous propose certains de mes coups de cœur depuis que j’ai entrepris d’arpenter le territoire noir québécois.

D’abord, il y a l’auteur Camille Bouchard qui touche avec bonheur à plusieurs genres, mais que j’aime particulièrement quand il verse dans le noir. L'Agence Kavongo publié aux éditions Alire m’a beaucoup plus, mais je pourrais en nommer bien d’autres (Cartel, Une histoire compliquée, Les enfants de chienne, Les forces du désordre, etc.).



Mario Bolduc, avec sa série mettant en vedette Max O’Brien, développe des histoires internationales qui n’ont rien à envier aux auteurs étrangers. J’ai particulièrement aimé Tsiganes, mais l’ensemble de la série (pour l'instant, il y a aussi Cachemire et La nuit des albinos) est fortement recommandé.



Le recueil de nouvelles Les faits divers n’existent pas de Martine Latulippe comprend plusieurs perles. On y découvre plusieurs histoires très courtes à l’ambiance envoûtante.



André Marois est l’un des auteurs les plus assidus dans le genre. Il a plusieurs excellents livres à son actif. Je recommande particulièrement Sa propre mort et j’ai eu un gros coup de cœur pour 9 ans, pas peur.



Martin Michaud est une des vedettes du roman policier québécois. J’ai eu un peu de misère avec la sous-intrigue plus « fantastique » de Il ne faut pas parler dans l’ascenseur et il y avait quelques maladresses de débutant dans ce premier volume de la série mettant en vedette Victor Lessard, mais dès le deuxième tome,  La Chorale du diable, la série prend véritablement son envol.



J’ai beaucoup (mais vraiment beaucoup) aimé L’Inaveu de Richard Ste-Marie, un peu moins Un ménage rouge, mais ces deux titres suivants (Repentir(s) et Le Blues des sacrifiés) sont sur ma pile de livres à lire.



J’ai trouvé Nébulosité croissante en fin de journée de Jacques Côté un peu trop aride pour y prendre vraiment plaisir. Toutefois, les autres romans mettant en vedette Daniel Duval, particulièrement Le Chemin des brumes, font partie de mes livres préférés.



Benoît Bouthilette a un style iconoclaste (tout comme son personnage principal Benjamin Sioui). On ne le lit pas tant pour suivre l'intrigue que pour le jeu qu'il fait sur l'écriture. J’avais beaucoup aimé le roman La trace de l’escargot et la novella La mue du serpent de terre, je compte bien découvrir son plus récent livre, L’heure sans ombre, publié aux éditions du Druide.



J’ai beaucoup apprécié le ton sarcastique de L’homme qui détestait le golf de Sylvain Meunier et je compte bien lire d’autres œuvres de cet auteur.



Jacques Savoie a publié cinq romans mettant en vedette l’enquêteur Jérôme Marceau. Si ce dernier, qu’on surnomme Aileron, ne parvient pas tout à fait à me convaincre, les histoires sont solides et bien écrites. J’ai particulièrement aimé Le fils emprunté, même si la fin m’a semblé précipitée.



Chrystine Brouillet est une des vedettes dans le domaine. Si je trouve son œuvre inégale, plusieurs titres ont soulevé mon adhésion, à commencer par son livre le plus connu, Le collectionneur.



Je ne pouvais quand même pas terminer cette liste sans nommer Jean-Jacques Pelletier, le maître du trhiller international à saveur philosophique. Un bonbon à lire, malgré des sujets très denses. La série Les gestionnaires de l’apocalypse est un must.



Enfin, une des meilleures façons de découvrir plusieurs plumes d’auteurs talentueux oeuvrant dans ce genre est de lire la revue Alibis ou les deux anthologies dirigées par Richard Migeault (Crimes à la librairie et Crimes à la bibliothèque).

Je me suis mis au polar sur le tard, alors j’ai encore pas mal de rattrapage à faire. Dans ma liste d’auteurs à découvrir : Marleen Martineau, Johanne Seymour, François Landry, Florence Meney, Hervé Gagnon et d’autres encore qui ne me viennent pas à l’esprit sur le moment.

Et vous, quels sont vos coups de cœur ? Est-ce qu’il y a des auteurs que je n’ai pas nommés et que je dois absolument découvrir ?

3 commentaires:

David Magny a dit...

Mon objectif de l'année était de lire davantage...

Mais j'ai réalisé que je ne lisais vraiment jamais de littérature québécoise, presque uniquement du français et de l'américain.

Je prends tes suggestions en note... !

richard tremblay a dit...

Moi j'aime beaucoup Maxime Houde et André Jacques. Mais il y en a tant que je n'ai pas lu...

Pierre-Luc Lafrance a dit...

@David : Je reviens bientôt avec des suggestions de livre d'horreur. Ça devrait être dans tes cordes.

@Richard : Je ne déteste pas ce qu'écrit Maxime Houde, mais je trouve qu'il manque un petit quelque chose pour que j'aime vraiment.