mercredi 21 octobre 2015

Le mystère des titres

S’il y a une partie du travail de création qui, pour moi, a conservé son côté presque mystique, c’est bien le titre. Alors que c’est possible de s’asseoir et de travailler à peu près toutes les phases de la création d’une histoire, le titre a toujours échappé à ce processus pour moi. La plupart du temps, je le trouve dès la naissance du projet… quand ce n’est pas le cas, je peux ramer aussi longtemps que je le veux, il va finir par se pointer quand il le voudra bien.

Je suis en train d’apporter les dernières corrections sur un livre que j’ai amorcé il y a un an et ce n’est qu’hier soir (alors qu’il ne me reste que quelques heures de travail à effectuer) que le titre s’est imposé : La mémoire charcutée.

Les deux prochains projets qui m’intéressent ont déjà leur titre (alors que dans un des cas je n’ai pas écrit une ligne) : Comme le goût d’un souvenir qui meurt sur la langue (une nouvelle) et La beauté des corps mutilés (un roman).

Ce qui est merveilleux à mon sens, c'est qu'une fois que le titre a été trouvé, c'est comme s'il avait toujours fait partie de l'oeuvre. Je ne pourrais imaginer l'histoire sans.

2 commentaires:

Gen a dit...

J'admire les gens qui trouvent des titres cool! :) "Comme le goût d’un souvenir qui meurt sur la langue", c'est magnifique.

De mon côté, je change souvent de titre en cours d'écriture et je dois souvent me creuser la tête longtemps pour trouver un titre final potable (parce que mes titres sont rarement bons) une fois que le texte est terminé.

Seule exception à cette règle : L'enchanteresse portait des Levis', nouvelle écrite à partir du titre. Mais le titre vient de Vincent, pas de moi!

Pierre-Luc Lafrance a dit...

Comme quoi le rapport au titre dépend d'une personne à l'autre. Quand je trouve le bon titre, c'est un des moments que je préfère dans le processus de création, mais ça a tendance à m'agacer quand je recherche et que le non m'échappe.